Orchestre National de France

Orchestre National de France

Une tradition de prestige, une histoire de chefs

De Désiré-Emile Inghelbrecht, qui fonda la tradition musicale de l’orchestre, à Daniele Gatti qui en est le directeur musical depuis 2008, les plus grands chefs se sont succédé à la tête de l’Orchestre National de France, qui a également reçu les solistes les plus prestigieux.
Il sera fidèle à sa vocation en accueillant en cette saison 2013-2014 chefs et solistes déjà célèbres ou à découvrir : Joseph Calleja, Kathia Buniatishvili, Jean-Yves Thibaudet, Viktoria Mullova, David Fray, David Zinman, Joshua Bell, Edgar Moreau, Anne Gastinel, Semyon Bychkov…

L’ambassadeur de la musique en France et dans le monde

Outre sa saison à Paris, en particulier au Théâtre des Champs-Élysées où il est en résidence, l’Orchestre National de France se produit chaque année dans les grandes villes étrangères. Cette année, l’orchestre multiplie les résidences – Musikverein de Vienne, Megaron d’Athènes, Teatro Regio de Parme – et se produit aussi pour une série de concerts à Barcelone, Madrid, Grenade, Alicante, San Sebastian et à la Biennale d’art de Venise…Sans oublier les régions : Aix-en-Provence, Amiens, Lyon, Dijon et bien évidemment Montpellier à l’occasion du Festival de Radio France et Montpellier.

Les 80 ans de l’Orchestre National de France

L’Orchestre National de France est, en 1934, le premier orchestre symphonique permanent créé en France. Formation de Radio France, il permet au plus grand nombre de découvrir la musique grâce à la diffusion radiophonique, principalement sur France Musique.
2014 sera l’occasion de fêter les 80 ans de l’orchestre. En particulier, le 13 mars 2014 (soit 80 ans jour pour jour après le concert inaugural placé alors sous la baguette de son fondateur Ingelbrecht), confié à un familier du National, Riccardo Muti.
Les concerts anniversaires offriront au spectateur une large palette du répertoire joué par l’Orchestre National (Mozart, Haydn, Schubert, Stravinsky, Dutilleux, Tchaïkovski.

La musique française et les artistes français

L’orchestre a inscrit à son programme deux monuments d’Henri Dutilleux, compositeur dont il a créé nombre de partitions : la Symphonie n°2, Le double et les Métaboles. La Messe solennelle de Sainte-Cécile de Gounod est confiée à Alain Altinoglu, en l’église Saint- Eustache, lieu de sa première exécution en 1855. Le Tombeau de Couperin de Ravel, la Ballade et la Fantaisie pour piano et orchestre de Fauré et la Sinfonietta de Poulencont été interprétées par Philippe Cassard et Fabien Gabel, le Concerto en sol de Ravel par Jean-Yves Thibaudet, le rare Chasseur maudit de Franck et le Stabat Mater de Poulenc par Jean-Claude Casadesus, les Deuxième et Cinquième concertos pour piano de Saint–Saëns par Javier Perianes et Cédric Tiberghien, La Bourrée fantasque et Espana de Chabrier par Ludovic Morlot, sans oublier La Mer de Debussy par Daniele Gatti.

L’intégrale des symphonies de Tchaïkovski

Après les intégrales Brahms, Mahler et Beethoven, Daniele Gatti a choisi de proposer au public parisien d’entendre les six symphonies de Tchaïkovski en cinq concerts.

L’Italie à l’honneur

Avec un maestro milanais comme directeur musical, les saisons de l’Orchestre National de France ont forcément un parfum d’Italie. Le concert d’inauguration de la saison a rendu hommage à Giuseppe Verdi dont on célèbrait le bicentenaire de la naissance avec une série d’œuvres rarement interprétées : la Sinfonia d’Aïda, le recueil d’œuvres chorales des Quatre pièces sacrées et les Huit romances pour ténor, avec Joseph Calleja. L’orchestre s’est également rendu sur les terres natales de Verdi, à proximité de la petite ville de Busseto, pour le festival Verdi qui se tient au Teatro Regio de Parme. Enfin, le National donne en version de concert un opéra de jeunesse de Giacomo Puccini, Le Villi.

Kurt Masur et Felix Mendelssohn

On connaît la proximité de Kurt Masur avec Felix Mendelssohn, notamment grâce aux nombreuses années passées à la tête du Gewandhaus de Leipzig. C’est donc naturellement que Kurt Masur a choisi d’interpréter l’« Écossaise » et l’« Italienne », les deux symphonies les plus caractéristiques du compositeur allemand. L’oratorio Elias est également à l’affiche du National pour deux concerts au Festival de Saint-Denis.

La création d’œuvres majeures

L’Orchestre National de France peut s’enorgueillir d’avoir créé des œuvres majeures du XXe siècle : Le Soleil des eaux de Pierre Boulez, la Turangalila-Symphonie de Messiaen (1950, création française), Déserts d’Edgar Varèse, ou Jonchaies de Iannis Xenakis (1977), ainsi que, de Henri Dutilleux, la Première Symphonie (1951), Timbres, Espace, Mouvement (1978), le Concerto pour violon « L’Arbre des Songes » avec le concours d’Isaac Stern (1985), le nocturne pour violon et orchestre Sur le même accord (2003, création française avec Anne-Sophie Mutter), Correspondances pour voix et orchestre (2004, création de la version révisée) et plus récemment Le Temps l’Horloge sous la direction de Seiji Ozawa avec Renée Fleming (2008).
Au cours de la précédente saison, l’intégrale des symphonies de Beethoven a été donnée en cinq concerts dirigés par Daniele Gatti avec, à l’occasion de chaque concert, la création d’une pièce courte commandée par Radio France à un compositeur français (Guillaume Connesson, Bechara El Khoury, Bruno Mantovani, Fabien Waksman, Pascal Zavaro). Pour la saison 2013-2014, le National a programmé la création française de Circle Map de Kaija Saariaho et inaugure le festival Présences.

Le projet pédagogique

L’Orchestre National de France poursuit avec constance et passion son travail de sensibilisation. Sur le « terrain » les musiciens partent à la rencontre du public notamment grâce des ateliers en classe maternelle, élémentaire, mais aussi au collège ou au lycée, ou encore dans le cadre d’interventions à l’hôpital avec l’association Musique et Santé.
Dans ce même esprit, l’Orchestre National porte une attention particulière aux musiciens amateurs. Plusieurs projets phares les mettront à l’honneur : les 80 ans de l’Orchestre National ne sauraient se fêter sans eux ! Les Appogiatures (avant-concerts de l’orchestre) sont ouvertes à tous ceux qui, munis d’un billet, souhaitent se préparer à l’écoute du concert. La série Musicomusée sera une nouvelle fois l’occasion de quelques judicieuses rencontres entre la musique et les collections du Petit Palais, du Muséum National d’Histoire Naturelle ou du Quai Branly.
Enfin l’Orchestre National a donné à Aix-en-Provence un concert pédagogique autour de Petrouchka de Stravinsky.

Diffusions radio et disques

On peut retrouver l’ensemble de la programmation de l’Orchestre National de France sur France Musique, et de nombreux concerts sont retransmis sur le réseau des radios membres de l’Union européenne de radiodiffusion. De très nombreux enregistrements discographiques jalonnent la vie de l’orchestre. Parmi les plus récents, citons Le temps L’horloge avec Renée Fleming et Seiji Ozawa, l’album de Marie-Nicole Lemieux « Ne me refuse pas » (Naïve) ou encore, chez Sony, un disque consacré à Debussy rassemblant La Mer, Le Prélude à l’après-midi d’un faune et les Images sous la baguette de Daniele Gatti. En 2013, à l’occasion du centenaire de la création du Sacre du printemps au Théâtre des Champs-Élysées où l’orchestre est en résidence, le National sort – toujours chez Sony – Le Sacre et Petrouchka, ainsi qu’un disque d’airs d’opéras français et italiens interprétés par la jeune soprano géorgienne Nino Machaïdze.

Les prochains concerts de : Orchestre National de France